Le soccer : entre l’ombre et la lumière

Benjamin Alexander du Collège Saint-Alexandre

Publié le 11 février 2016
Étudiant Outaouais

Le soccer connaît une effervescence au Canada, bien que ce sport soit déjà très populaire à l’international. Toutefois, entendez-vous parler du parcours de l’équipe nationale canadienne de soccer? Très peu et c’est dommage, car le Canada commence à y tirer son épingle du jeu. Mon objectif est de vous éclairer sur sa progression et les défis que représente une telle compétition.

Depuis le 12 mars 2015, 208 pays du monde entier s’affrontent en vue d’une place à la coupe du monde de football 2018. Ces nations, réparties sur cinq continents, font face à leurs rivaux locaux pour se partager les 31 places disponibles pour l’événement d’envergure mondiale. La prochaine édition sera présentée en Russie et l’équipe nationale canadienne en fera partie.

Les joueurs canadiens, derrière leur capitaine Julian de Guzman, ne travaillent pas au sein de l’équipe à temps plein. En effet, chaque athlète évolue dans un championnat domestique et est appelé périodiquement à jouer pour son pays, selon des périodes de trêves internationales déterminées. Par exemple, Tosaint Ricketts, un joueur canadien, évolue dans un club turc. Toutefois, lorsque le Canada fait appel à ses meilleurs éléments, cet attaquant se joint à son pays pour disputer des matchs internationaux.

Les joueurs se déplacent aux quatre coins de la planète pour disputer leurs matchs; ces voyages sont souvent difficiles pour eux. Ils peuvent avoir disputé un match la fin de semaine et en défendre un autre, à l’autre bout du monde, en milieu de semaine. Les entraîneurs domestiques sont alors forcés de faire reposer les joueurs lors du match suivant, ce qui peut nuire à la progression de la formation.

Le Canada fait partie de la CONCACAF, une association de pays regroupant l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale, les Caraïbes, en plus des Guyanes (Suriname, Guyana et Guyane française). Des 35 équipes prenant part à la compétition, 3 ou 4 pourront atteindre l’objectif final : une place pour la coupe du monde FIFA 2018.

En novembre, la quatrième phase de qualifications a débuté. Le Canada a survécu au processus d’élimination des trois premiers tours. Les douze nations encore compétitives ont été réparties en trois groupes de quatre équipes. Chaque pays va affronter deux fois les trois autres de son groupe. Les deux équipes ayant récolté le plus grand nombre de points – trois pour une victoire, un pour une nulle, aucun pour une défaite – avanceront au prochain tour. Le Canada, ayant gagné ses deux premières parties, s’est procuré une avance précieuse sur ses adversaires. Le chemin à faire est encore long, mais notre pays peut tout de même espérer participer à cette prestigieuse compétition.

Seriez-vous nerveux si vous deviez prendre une décision rapide devant des milliers de spectateurs? Les joueurs de soccer vivent avec cette pression à chacune de leur partie car chaque choix de jeu peut avoir une influence sur le match. Heureusement, ces manieurs de ballon sont de véritables virtuoses!

Les joueurs canadiens nous représentent et nous font honneur sur la scène internationale. Les efforts qu’ils déploient pour que le Canada s’illustre dans le domaine du soccer sont admirables. Contribuons à faire sortir ce sport de l’ombre. Encourageons ces athlètes en assistant à leurs matchs et en les appuyant sur les réseaux sociaux! Notre fierté les amènera sûrement dans la lumière…