Joanne Lafrenière, une athlète passionnée!

Emy Pelletier de l'École Sacré-Cœur de Gracefield

Publié le 15 mars 2015

Joanne Lafrenière est un visage bien connu dans la Haute-Gatineau à plusieurs niveaux. Premièrement à cause de son travail au sein du CLSC et, deuxièmement, comme athlète et passionnée de sports en tout genre, sa plus récente flamme, le karaté. Côtoyer Johanne, c’est une bouffée d’air frais inspirante.

Quand as-tu eu l’appel des arts martiaux ?

C’est en 2007 que j’ai mis les pieds pour la première fois dans le dojo de Renshi Stéphane Lachapelle. Jamais en franchissant cette porte, j’aurais pu imaginer ce qui m’attendait en lien avec cette nouvelle passion. C’est presque magique ! Je dois remercier Daphné, ma fille, qui m’a convaincu de commencer à cette époque. Sans elle, je n’aurais pas vécu le parcours incroyable qui a suivi.

Le sport a-t-il toujours tenu une place dans votre vie ?

Aussi loin que je peux me rappeler, les sports ont toujours fait partis de ma vie. J’ai compétitionné dans la gymnastique, le badminton, l’athlétisme, le cross country, le handball, le vélo de montagne, le pieds-nus (ski nautique), la course et, aujourd’hui, le karaté. J’ai fait partie des moniteurs de ski du Mont Ste-Marie pendant plusieurs années. J’ai également fait partie d’une troupe de spectacle de ski nautique. J’ai une école de ski nautique et depuis quelques mois je donne des cours de tae-bo ... du gros bonheur !!!!

Qu’est-ce que toutes ces activités t’apportent au quotidien ?

Mais si je retenais une chose de toutes ces expériences en lien avec l’activité physique, c’est le plaisir que je ressens pendant et après avoir donné mon maximum. Je suis une fanatique de l’activité physique. J’adore bouger, me dépasser, me pousser, m’amuser avec d’autres qui ont les mêmes passions que moi. Il y a tant de filles et de femmes qui m’inspirent … et pour toutes sortes de raisons ! Mais comme pour tout dépassement de soi, et le karaté n’y fait pas exception, il y beaucoup de rigueur, d’effort, de découragement, de persévérance, de choix, de l’acharnement et de la discipline. Faire les bons choix n’est pas toujours facile. Parfois on a l’impression qu’abandonner est la seule solution. C’est dur, exigent, et surtout c’est beaucoup de temps !

Quelle est ta motivation pour ne pas abandonner ?

J’ai eu un rêve ! Un rêve, c’est un moteur d’énergie, une boule d’enthousiasme et de carburant qui vient te tourner les tripes et qui prend toute la place dans tes pensées et tes actions. C’est ton phare ! Tu regardes au loin et il te guide sur ton parcours pour t’y rendre. Mais le chemin est sinueux pour y arriver … ça prend un plan et surtout beaucoup d’aide. Récemment, ce rêve m’a conduite vers Londres, pour les championnats mondiaux de la WKU…. incroyable, non ?!

Est-ce que tout cela s’accomplit sans aide ?

Mais un rêve ce n’est pas l’histoire d’une personne…c’est l’histoire d’une équipe ! Des gens formidables qui aident à parcourir le chemin pour atteindre le but. Commençons par un merveilleux et indispensable Renshi, tel que mentionné précédemment, qui a veillé à ce que les katas soient les plus efficaces et crédibles possible. Puis ajoutons, la famille, les amis, les karatékas du dojo, des commanditaires, et tous ces autres gens qui facilitent ton parcours d’entraînement en t’encourageant de mille et une façons. Je ne suis pas quelqu’un d’extraordinaire. Mais je reconnais que je suis tenace, déterminée et je n’ai pas peur de l’effort. Et la vie m’a appris qu’en équipe on peut réaliser de grandes choses. Je crois aux amitiés sincères, vraies. Je crois aussi à la gratitude et la capacité de remercier et d’être reconnaissante pour tous ces gens qui m’ont permis de vivre cette grande aventure. Les titres, ça ne veut rien dire, c’est ce qu’on a appris pendant le parcours, ce qu’on a bâti à travers les difficultés. On devient plus grand comme personne !

Le karaté est une philosophie de vie ! De belles valeurs qui m’inspirent. On dit d’un kata, qu’il doit être fait 5000 fois avant que l’on puisse ressentir vraiment l’œuvre de celui qui l’a créé. Je le crois ! Évidemment, même encore aujourd’hui je ne peux prétendre avoir atteint ce but. Arriver à faire le vide continue d’être pour moi l’objectif ultime. Le karaté est un art martial qui a une histoire riche. Dans mon style chaque kata commence et se termine par une technique de défense. L’esprit du karaté est d’espérer n’avoir jamais à utiliser les techniques que nos premiers pratiquants ont dû développer pour justement sauver leur vie. Aujourd’hui, on pratique pour la forme, et nous sommes choyés à Gracefield de pouvoir compter sur un maître en karaté (5e ) qui a formé plusieurs champions tant mondiaux, canadiens que provinciaux et qui a d’ailleurs été nommé entraîneur de l’année de la Vallée-de-la-Gatineau.