L’importance des élèves

Gabrielle Vincent du Collège Saint-Joseph

Publié le 24 janvier 2015
Étudiant Outaouais

Les médias nous bombardent de reportages qui nous annoncent des nouveautés en matière d’éducation : regroupement des commissions scolaires, abolition des élections scolaires, coupures de certaines subventions et j’en passe.

Moi, la seule question que je me pose vraiment, c’est la suivante : quand va-t-on parler de la seule vraie question qui devrait intéresser tous les intervenants et les dirigeants du monde de l’éducation ? Quand va-t-on se demander pourquoi on n’arrive pas encore aujourd’hui à retenir tous les enfants et jeunes du Québec sur les bancs d’école ? Car c’est bien beau vouloir restructurer des organisations et parler de bureaucratie, mais il ne faut surtout pas oublier qu’au CŒUR de ce débat, il y a un enjeu fondamental : L’ÉLÈVE !

Que fait-on concrètement pour aider ce dernier et surtout pour le retenir à l’école ?

Les enseignants se trouvent en présence d’un nombre grandissant d’élèves ayant des besoins spécifiques, tels les troubles de l’attention ou la dyslexie. Ont-ils les moyens d’aider concrètement ces jeunes dans des groupes souvent chargés ? Ont-ils les nouvelles connaissances appropriées ? La question se pose.

Ah ! Vous accuserez aussi sans doute l’intimidation ! Chaque école, en plus d’un plan de lutte, doit avoir des intervenants et offrir des services de psychologie adéquats. Est-ce toujours le cas ? Si une école n’offre pas ces ressources, plus que jamais indispensables, ses priorités sont à revoir… Plusieurs jeunes souffrent dans un milieu qui devrait les stimuler, les éblouir ! Ce n’est pas à ignorer…

Il est vrai que certains élèves accumulent échec sur échec… Il faut que ces derniers reçoivent un suivi particulier, une aide à l’organisation et un soutien pédagogique sérieux ! Et le plus tôt sera le mieux ! Les interventions, dans des cas comme ceux-là, sont souvent tardives…

On dit souvent aussi que les jeunes qui ont un profil de décrocheur n’ont pas d’ambition, qu’ils n’ont pas de buts dans la vie. Encore ici, l’école est supposée avoir des programmes et des activités introduisant ses élèves à contribuer à la société par rapport à leurs intérêts et leurs méthodes de travail. Si l’école n’en a pas, alors, si je puis dire, elle n’est que de la décoration. Le but d’une école est d’élever le quotient intellectuel de ses élèves afin qu’ils puissent contribuer à leur communauté, leur nation ou leur monde. Et cela avec entrain, plaisir et satisfaction.

Et que dire des exigences? Sans entrer dans le débat devoirs/pas de devoirs, je dirais que cette question suscite assez de questionnement dans la société pour qu’on s’y intéresse sérieusement. En attendant, il ne faut pas oublier qu’après cinq ou six heures de concentration intensive, tout individu a besoin de se changer les idées…

Tout ça m’amène à donner un devoir aux dirigeants du monde de l’éducation. Je veux bien que vous nous parliez de structures, de réorganisation et autres belles philosophies au service de mère l’argent… Mais pourriez-vous juste vous rappeler, S’IL VOUS PLAIT, qu’au cœur de tout cela, au fond d’une classe, il y a un « tit pit » qui attend qu’on s’occupe de lui. Et bien, si possible…