L’amour de consommation

Benjamin Alexander du Collège Saint-Alexandre

Publié le 4 janvier 2017

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Le texte que vous vous apprêtez à lire traite d’une réalité que je trouve choquante, déplorable. Cette réalité, j’en entends parler, je la vois, je la constate à chaque jour de ma vie. Elle est trop présente à l’école, sur les réseaux sociaux; partout dans notre société. Celle-ci est alimentée par un grand nombre qui déforme, réduit à la consommation un concept à la base pur et sentimental : l’amour.

Cette passion ardente, peut-on la croire intacte?  Peut-on se créer un masque au point de la croire complètement sincère dans le monde dans lequel nous vivons? Je me suis attardé à ces questions, j’ai porté attention autour de moi, j’ai parlé avec des adolescents de mon école, choses qui m’ont malheureusement fait comprendre avec certitude ceci: l’amour moderne est biaisé.

Bien sûr, je peux à ce sujet tenir une définition différente de vous. C’est pourquoi je vais vous proposer la mienne, évitant ainsi de futures erreurs de compréhension. Pour moi, l’amour implique la fidélité, une notion de sacrifice (passer son partenaire avant soi), une intimité relationnelle, une complicité, beaucoup d’honnêteté et le pardon. Peu sont ceux qui font honneur à ces caractéristiques dans leur couple, et je leur lève mon chapeau. Hélas, je constate avec amertume les bases des relations amoureuses que je peux observer.

Quelles sont les motivations à entreprendre une relation amoureuse de nos jours? Souvent, celles-ci commencent dans des «partys», où l’on a la chance de «tester son partenaire». Parfois, les relations commencent et s’arrêtent le même soir! Ou bien, elles ont lieu des deux bords d’un écran d’ordinateur. Peut-on vraiment qualifier ces relations d’amoureuses ? En effet, elles sont plus teintées d’érotisme que d’amitié complice et de fidélité.

Oui, le sexe est un bonus dans une relation, mais ne devrait pas, selon moi, en être le fondement, la base ou un prérequis ! J’ai posé la question à un couple de mon école à savoir s’ils avaient l’intention de cultiver pendant plusieurs années leur relation. Après un moment de malaise, la réponse fut négative.

Suite à ces propos, je vous pose une question: l’amour est-il à cultiver ou à faire ?