Messe des Pompiers : mon impression

Olivier Vallée Lapointe de la Cité Étudiante de la Haute-Gatineau

Publié le 25 janvier 2017

©Étudiant Outaouais

Dans le cadre de la semaine de prévention des incendies, une messe des pompiers a été organisée, le dimanche 9 octobre dernier. Il s’agit d’une initiative du curé Sylvain Desrosiers et du directeur du service d’incendie de la ville de Maniwaki, Denis Aubé.

Oui, elle s’appelle la messe des pompiers, mais il s’agit aussi d’une messe pour les policiers, ambulanciers et membres de l’Association de Sauvetage de l’Outaouais (A.S.O.). Les pompiers de toutes les municipalités environnantes étaient invités. Il y avait ceux de Déléage, de Messines, d’Aumond et de Blue Sea, pour ne nommer qu’eux. Les cadets étaient aussi présents.  J’y suis allé, puisque mon père y allait pour représenter les pompiers de Déléage et on lui avait demandé de passer la quête.

En arrivant à l’église de l’Assomption de Marie, j’ai vu qu’elle était assez pleine, comparativement aux autres dimanches. La messe a commencé sur un chant en l’honneur des pompiers. Au même moment, pompiers, policiers, ambulanciers et membres de l’A.S.O. ont fait leur entrée. Ils étaient vêtus de leurs uniformes et avançaient deux par deux. Il y avait un pompier qui portait la croix et un autre portait un drapeau de la ville de Maniwaki. Une fois tout le monde à sa place, la messe a commencé.

Il y avait deux pompiers pour servir la messe et Sylvain Desrosiers a invité un membre de la brigade de Maniwaki à venir s’adresser aux gens présents. Il a remercié toutes les personnes pour leur présence, policiers, ambulanciers, cadets et membres de l’A.S.O. inclus. Sylvain a continué la messe, en rappelant constamment que les premiers répondants risquent leur vie pour nous, chaque jour, chaque fois qu’ils sont appelés pour une urgence. Les lectures ont été faites par un pompier. Ensuite le curé a béni trois objets symboliques pour les pompiers : un camion, une lance et un boyau ainsi qu’une bonbonne à oxygène.  

Des pompiers ont passé la quête et après la communion, le curé Sylvain a béni les casques des pompiers de Maniwaki et a récité une prière en l’honneur des pompiers.  Il a remis des médailles aux premiers répondants présents, représentant Saint-Florian, le saint patron des pompiers, d’un côté l’archange Saint Michel et de l’autre le saint patron des policiers et ambulanciers. Il a aussi remis une bannière représentant Saint Florian à la caserne de Maniwaki, cadeau de la paroisse et des paroissiens. Il y a eu un mot de M. Aubé pour remercier les gens présents et un autre du maire de Maniwaki, Robert Coulombe pour remercier les premiers répondants. La messe s’est terminée sur un chant de la chorale et sur la bénédiction des camions de pompiers.

Je vais être honnête, je ne voulais pas y aller, mais finalement, je ne regrette pas d’y être allé. Sylvain n’a pas étiré la sauce comme on dit, allant droit au but, avec quelques blagues bien placées. La messe a été tellement agréable que je n’ai pas vu le temps passé.  Je suis heureux d’avoir pu vivre ce moment. J’ai aussi eu la chance de discuter avec M. Denis Aubé, à propos de l’origine et de la mise en place de la messe des pompiers. L’idée lui est venue, lorsqu’il est allé à un congrès des chefs pompiers. Il est allé à plusieurs conférences, dont l’une qui disait que les pompiers devaient faire n’importe quoi pour attirer l’œil des gens. De retour dans sa caserne, il a proposé aux autres pompiers quelques idées : une parade et une journée portes ouvertes par exemple. Lorsqu’il a annoncé l’idée d’une messe, il y a eu quelques commentaires de stupéfaction, mais l’idée fut acceptée et un comité a été mis en place.  Trois mois plus tard, la messe avait lieu. Lorsque je lui ai demandé pourquoi il a eu l’idée d’une messe, il m’a répondu : «C’est pour la visibilité. C’est une bonne œuvre et les gens aiment les bonnes œuvres. Une messe permet d’entrer en contact avec une paroisse et elle permet de démontrer du partage, de la solidarité, du respect et de la politesse.»  Comme quoi, même nos héros ont besoin de recueillement. Pour finir sur une bonne nouvelle, j’ai su qu’il y en aurait une autre l’année prochaine.  On veut se souvenir de ce beau moment et prendre les moyens pour ramener les gens à des moments de partage.