Le registre des armes à feu : les chasseurs sont en colère!

Rosemarie Guénette de l'école Sacré-Cœur de Gracefield

Publié le 20 février 2016
Étudiant Outaouais

Ici, au Québec, la chasse est un sport très célèbre et les armes, pour ceux et celles qui le pratiquent, sont de vrais trésors. Maintenant, le gouvernement provincial a pour but de gâcher la beauté de nos carabines et fusils en gravant un "code", un numéro d’immatriculation en sorte, sur le canon. Pourquoi nous, les Québécoises et le Québécois, devrions faire cela tandis que le reste du Canada n'en est pas obligé? 

Cette année, c'était ma première année en tant que chasseuse et puisque je suis de petite taille, mon père a acheté une carabine faite pour ma grandeur. Alors, quand j'aurai l'âge d'avoir mon permis de possession d'armes à feu, mon père me la donnera et à ce moment, je devrai aller faire graver un deuxième code et cela me choque beaucoup.

Mon entourage et moi trouvons que cette loi, qui est supposée réduire le nombre d'homicides et de crimes à main armée, est complètement illogique. Prenons par exemple la fusillade du collège Dawson dans le centre-ville de Montréal en septembre 2006, qui a fait deux morts et 19 blessés. L'homme reconnu coupable portait trois armes sur lui, toutes les trois enregistrées. Le burinage des armes à feu et le rétablissement du registre ne modifieront en rien les intentions criminelles de certains individus tout en coûtant des sommes astronomiques à l’état.

Maintenant, parlons de Mme Stéphanie Vallée, députée de Gatineau et ministre de la Justice, ministre responsable de la Condition féminine et ministre responsable de la région de l’Outaouais. Cette femme qui, tout comme moi, vient d'un endroit où la chasse est pratiquée par beaucoup de gens, sait à quel point la chasse est importante dans notre culture (et pour l’économie régionale!) et que les armes sont nos principaux héritages. Le vote concernant ce projet de loi étant unanime à l’Assemblée nationale, Mme Vallée était donc en faveur du registre des armes à feu provincial. Elle était celle en qui j’avais le plus confiance pour appuyer nos protestations, mais ce n'est pas ce qu'elle a fait, laissant tomber ses concitoyens.  Décevant.