L’adoption

Laurie-Ming Goyette de l'École secondaire Hormisdas-Gamelin

Publié le 21 décembre 2016

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Selon moi, toutes les personnes ont une histoire, un petit bout de vie à raconter, une aventure vécue à partager. Mon histoire à moi commence en Chine.

Je me suis fait adopter à un an. Certaines personnes sont contre l’adoption. Selon elles, c’est comme arracher un enfant à sa famille et la priver de leur enfant. Pour certains, l'orphelinat est un monstre kidnappeur d’enfants. L’adoption m’a permis d’avoir une vie meilleure. J’en suis sûre puisque je connais la force de l’amour maternel. Quand une mère abandonne son enfant, elle le fait pour lui permettre d'améliorer son sort, dans le but de lui donner une existence plus heureuse.

                                                                                  L’adoption a sauvé plus d’une personne d’une vie miséreuse. En me basant sur mon expérience personnelle et mes recherches, je dirais qu’en Chine, j’aurais eu des chances de me retrouver dans une moins bonne position que je le suis maintenant, au Canada. Selon moi, je peux bénéficier d’une meilleure vie ici. L’adoption permet de trouver des nouvelles familles pour des enfants qui en ont besoin. Elle peut aussi être une bonne chose pour les adultes. Dans mon cas, l’adoption a permis de réaliser un rêve. Vous savez, certaines personnes adoptent parce qu’ils font face à l'impossibilité de devenir des parents biologiques. Dans ces cas-ci, ces derniers, s’ils désirent avoir tout de même un enfant, ont la possibilité d’adopter. Certains diront que ce n’est que du «remplacement de bébé» (histoire vraie).  Pour moi, ce n’est pas qu’une solution de secours, je pense que c’est plutôt une autre alternative pour avoir son enfant qu’on aimera. Le fait d’être adopté n’est pas nécessairement négatif.

En conclusion, je peux dire que j’ai longtemps considéré mon statut «d’adoptée» comme étant quelque chose qui faisait de moi quelqu’un de différent. Ensuite, j’ai compris que ça me rendait plutôt unique et spéciale. L’adoption ne m’a pas déracinée de mon pays d’origine, elle m’a simplement offert une autre vie. Je reste fière de dire que mes racines sont chinoises, mais j’affirme haut et fort que je suis une Québécoise pure et simple!