Génocide et insouciance, un mauvais mélange

Maryjo Filiou de l'École secondaire Du Versant

Publié le 16 décembre 2016

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Le génocide des Juifs commis par les Nazis et celui des Tutsi au Rwanda sont des exemples parfaits des atrocités dont sont capables les êtres humains. Pourquoi détournons-nous les yeux à la vue de cette cruauté extrême comme le feraient des enfants effrayés? Pendant que certains se soucient de la performance des joueurs du Canadien, d’autres tentent du mieux qu’ils peuvent de survivre.

Malgré le fait que nous sommes tous d’accord sur l’indéniable vérité que les génocides ne devraient pas exister, nous jouons les ignorants et nous ne nous doutons pas qu’une situation semblable à celles qui nous ont tant touchés auparavant sévit en Syrie au moment où vous lisez ces lignes.

            Brièvement, la guerre en Syrie a commencé il y a plusieurs années, en 2011 plus précisément. À ce moment, personne ne pouvait se douter de ce qui allait suivre. Au départ, certains voulaient changer de structure politique. Les manifestations contre le régime de Bachar El-Assad ont débuté pacifiquement, puis ont rapidement dégénéré pour finalement devenir une rébellion armée. Au total, le conflit a fait d’énormes dégâts : 400 000 à 500 000 morts, attaques avec armes chimiques, crimes de guerre, mais, par-dessus tout, crimes contre l’humanité.

            La communauté des yézidis est monothéiste. La religion pratiquée par ces derniers, le yazidisme, est une combinaison de plusieurs doctrines religieuses, entre autres le christianisme, l’islam et le judaïsme. À cause de leur différence, religieusement parlant, et de l’ignorance des islamistes radicaux, les yézidis sont considérés comme des adorateurs de Satan et sont ainsi persécutés. Persécution… un mot assez insignifiant si on le compare aux atrocités dont ont été et sont présentement victimes les pratiquants de yazidisme. Les djihadistes, personnes prônant l'utilisation de la violence pour la réalisation des objectifs islamistes, ont comme mission d’exécuter tous les yézidis. Ces derniers tentent de s’enfuir, mais en vain. Les hommes sont rapidement tués, les jeunes garçons enrôlés comme enfant-soldat et les femmes, jeunes et plus vieilles, sont cruellement réduites à l’esclavage sexuel.

            Toute cette violence, toute cette cruauté, à quel point en avons-nous entendu parler? Les pitbulls, la politique américaine et les potins de célébrités sont-ils plus importants? Pourquoi est-ce que nous entendons parler de sujets inutiles au lieu de comprendre et de réfléchir sur ce qui importe réellement pour l’avenir de l’humanité? Encore une fois, nous tardons  à intervenir et les conséquences sont évidentes  : des fosses pleines de corps humains ont été retrouvées et plusieurs femmes et enfants sont encore captifs à ce jour.  Dpparaissent...ontrents s tarde l'ition. '

            Sommes-nous encore dans l’obligation de  regarder sans rien dire pour finalement regretter? Je ne crois pas! Tous les pays doivent intervenir tandis que les médias ont la responsabilité d’informer la population des inhumanités qui sévissent et nous, nous devons participer à l’élaboration de solutions. Ensemble, en agissant, nous pouvons faire une différence. En commençant par connaitre le sujet et à en parler, vous pouvez aller jusqu’à passer à l’action en proposant votre aide bénévolement ou encore en soutenant les gens de loin en offrant des dons en argent ou en biens pour soutenir ceux qui n’ont que très peu.  L’indifférence ne mène à rien, elle ne fait qu’encourager l’intolérance. Comme l’avait si bien dit Albert Einstein, «le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.»