<strong>La minceur excessive chez les mannequins</strong>

Anne Gunville-St-Jean du Centre l'Escale

Publié le 23 janvier 2016
Étudiant Outaouais

 

 

Les mannequins féminins de ce monde sont de plus en plus squelettiques. Mais est-ce vraiment nécessaire qu'elles soient aussi minces? Personnellement, je crois que les mannequins ne donnent pas la meilleure image aux autres femmes et qu'elles ne devraient pas être aussi maigres. Dans ce texte, je vous parlerai des designers et des mannequins qui donnent une mauvaise influence au public féminin, des compagnies qui tentent de changer la perception des gens et pour terminer, de la défense des personnes obèses.

Tout d'abord, je trouve absurde que l'image de la femme parfaite soit basée sur la minceur. En 2000, l'actrice et mannequin Elizabeth Hurley a déclaré dans un magazine américain qu'elle se suiciderait si un jour elle devait devenir aussi «grosse» que Marylin Monroe. Certes, cette dernière n'était pas la plus mince, mais elle est encore l'idole chérie pour beaucoup de gens, tout cela grâce à sa magnifique beauté naturelle. Malheureusement, ce sont des commentaires comme ceux de Hurley qui influencent négativement le milieu de la mode avec des conséquences fatales. Par exemple, le mannequin Luisel Ramos, Uruguayenne de 22 ans, morte d'une défaillance cardiaque en août 2006, car elle avait passé trois mois à se nourrir uniquement de verdures et de Coke diète pour ne pas être séparée d'une carrière internationale. Six mois plus tard, sa soeur de 18 ans, Eliana, est retrouvée sans vie. La cause: malnutrition! Ainsi donc, les mannequins sont condamnés à être minces et les designers sont énormément pointilleux sur ce sujet.

Cependant, de plus en plus d'intervenants croient qu'il est grand temps que cela change pour la mode, les médias et les publicités. Dove, la compagnie qui produit entre autres des savons, met désormais de «vraies filles» dans ses publicités, histoire de montrer le vrai monde. Même principe au magazine Coup de pouce qui présente régulièrement des femmes plus rondes dans ses pages, tout comme Châtelaine, une autre revue québécoise, qui ne retouche plus les photos publiées. De nos jours, c'est un scandale d'apprendre que de nombreuses fillettes d'à peine 9 ans ne se trouvent pas jolies et aimeraient perdre du poids, complètement tombées dans le panneau de pubs remplies de fausses images! Bref, je suis très heureuse d'applaudir les ateliers «Vraie beauté» mis sur pied par le Projet Dove pour l'estime de soi qui vise à aider les jeunes filles du monde entier à dépasser leurs craintes liées à leur apparence tout en prenant confiance en elles.

J'approuve les compagnies qui essaient de changer les choses en mettant des femmes plus naturelles dans leurs publicités. Cependant, je n'approuve en aucun cas la lutte contre l'obésité, car les jeunes femmes en sont beaucoup trop affectées dans leur estime personnelle et cela doit changer. Nadia Gagnier, célèbre psychologue à domicile, vise à amorcer une conversation sur la beauté et l'image de soi. La coach de vie et auteure Béatrix de Lambertye a elle aussi décidé de s'investir dans la défense des personnes obèses influencées par une société où la minceur est une mode. Autrement dit, arrêter d'étiqueter les gens plus gros de «paresseux» et de «gourmands».

Finalement, j'estime que la minceur excessive ne reflète pas la vraie beauté de la femme et que les gens doivent changer de perception en voyant les choses telles qu'elles le sont. Souhaitons que les magazines, les médias et les publicités arrêteront de retoucher les défauts et d'imposer la minceur pour faire partie de la mode.