Ma parole qu’il fait frette

Gabrielle Gasore de l'école secondaire Du Versant

Publié le 18 janvier 2016
Étudiant Outaouais

A qui revient cette idée folle d’avoir inventé la neige… J’aimerais vous dire que pour certains, ces flocons sont signes de bonheur, un soupçon de délices météorologiques. J’espère que pour vous, c’est  le cas et que l’hiver ne soit pas signe de frayeur cauchemardesque. Parce que pour d’autres, c’est le joker en personne! Il détériore nos pores cutanés, rackette nos portefeuilles sans oublier nos pauvres sentiments qui brouillent de noir par manque de vitamine D.

C’en est assez d’acheter des manteaux que pour l’hiver, c’en est assez de ces hausses de factures de chauffage qui pompent cette veine en plein milleu du front de nos parents lorsque ce serait plutôt nos bêtises qui devraient les préoccuper.

Si l’idée derrière la neige était de frustrer, refrustrer et de re-refustrer. Eh bien bravo, c’est réussi! De plus, la salle d’urgence n’est-elle pas assez remplie de malades comme ça? Pourquoi y ajouter des fractures dues à des chutes, des rhumes, des microbes et compagnies!

Si passer vingt minutes à lacer nos bottes, un quart d’heure à nous vêtir et un bon dix minutes à rajuster notre capuchon nous émoustillent les papilles, le faire plus de dix fois dans la même journée, c’est fatigant! En plus, si on y ajoute le temps de chauffer l’automobile à chaque sortie, c’est le retard assuré!

Bien entendu, certains pourraient plaider la douceur, la fraicheur ainsi que la beauté de la neige et ça  serait assez compréhensible. Mais quand la belle en question augmente la quantité de cigarettes qui frôlent le bout de nos doigts, qu’elle gèle nos joues quand on attend l’autobus ou qu’elle nous pénètre jusqu’à la moelle à chaque fois qu’elle se promène main dans la main avec le vent…

Mais ne soyons pas pessimiste, il y a bien quelque douceur qu’elle cache… au plus profond d’elle.