Ici, c’est notre Radio-Canada

Jasmine Godbout de l'École secondaire De l'île

Publié le 21 mars 2015
Étudiant Outaouais

Au cours des derniers mois, le gouvernement fédéral s’en est pris au mandat d’un important secteur de diffusion d’information et de divertissement au pays : CBC/Ici Radio-Canada. Active depuis 1922, la chaîne de télévision et de radio bilingue subira des coupures de 1000 à 1500 emplois d’ici 2020, sans oublier les compressions budgétaires. Un drame humain est inévitable tant pour le public, qui s’attend à une baisse de contenu, que pour les employés restants, surchargés de travail.

 

Ce groupe médiatique touche autant aux arts (artv, musique), qu’au contenu télévisuel (télévision, tou.tv) et, bien sûr, à l’accès à l’information (Première, RDI). L’équipe est toujours sur place lors d’évènements partout dans le monde, où le professionnalisme et le talent en communication entrent en jeu. Leur travail, fiable et bien fait, permet de transmettre leurs valeurs presque instantanément à un public, disons-le, majoritairement composé d’adultes. Aussi, comment l’institution peut-elle créer du contenu remarquable sans soutien du gouvernement? Cela devient pratiquement irréalisable. En effet, les reportages, comme Découverte ou Enquête, doivent être davantage présentés en reprise puisque le budget alloué à de nouvelles réalisations est moindre.

 

À présent, le virage numérique est accessible, coïncidant avec l’évolution de la société. Prenons exemple sur la Presse qui, elle, a investi des millions pour atteindre cet objectif. La nécessité d’obtenir des investissements se fait grandement sentir dans ce cas-ci pour ne pas être mis en échec. Qui est donc le moteur du lancement numérique? À mon avis, la jeunesse en est l’essentiel. Je tiens à mettre de l’accent sur leur place, leur rôle mis à la porte dans tous ces bouleversements. Bien sûr, quand il est question de coupures, les plus jeunes sont les premiers à partir. Pourtant, en agissant ainsi, on ne peut pas leur transmettre l’expertise dans différents domaines, un devoir pour notre génération et celles à suivre.

 

En définitive, la population canadienne écopera considérablement de pertes de contenu dû au déficit financier et à la future pénurie de professionnels. Nous ne pouvons pas nous permettre d’atrophier notre patrimoine national, CBC/Ici Radio-Canada soutient nos langues officielles, notre culture, notre chez nous.