Les choix

Laurie-Ming Goyette de l'École secondaire Hormisdas-Gamelin

Publié le 31 janvier 2015

Dans la vie, il y a des choix qu'on fait, tous bêtes, tous cons, qui peuvent changer le tournant d'une journée. Par exemple, un seul coup d'œil dans le journal que ton père lit le matin peut te donner un avantage quand on parle d'actualité en classe, ou du moins, te rendre plus informé et te permettre de mieux t’intégrer dans une conversation.

 

Si tu apprends une information qui te plaît, tu peux faire un travail de français à ce sujet. Si tu as une super note et que tu passes, tu as une nouvelle passion : l’actualité. Cette passion, plus tard, pourrait te mener au métier de journaliste professionnel, tout ça grâce à un coup d'œil vite fait sur un article à la une du journal qui t’a conduit à la découverte de ce métier!

 

Mais un choix peut aussi faire perdre la couleur d'une journée. C'est à cet instant que tu repenses à ce que tu aurais dû dire ou faire. Par exemple : éviter de rompre avec ta copine, effacer le commentaire que tu as mis sous une photo ou simplement dire que tu vas bien alors que ça ne va pas du tout.

 

Les personnes qui font les bons choix sont souvent heureuses. De bons choix favorisent une belle vie. Parfois, on croit avoir pris de bonnes décisions, mais en cours de route, on réalise qu’elles ne sont pas les meilleures. On vit du regret et on doit en assumer les conséquences.

 

D'après moi, faire un bon choix, c'est dire des mots honnêtes et clairs, des mots qui sont avantageux pour soi et pour les autres. Identifier ses désirs, écouter ses intuitions et agir pour le mieux. Mais rien n'est tout noir ni tout blanc. Il y a plusieurs nuances de gris. Pour faire un bon choix, il faut dresser le pour et le contre. Cela peut être difficile lorsqu’on a un penchant pour le pour alors que ce n’est pas la meilleure solution. Par exemple, lorsque quelqu'un fait un régime, il doit faire le choix entre le gâteau ou la poire.

 

Les choix peuvent se faire en un millième de seconde : «Je regarde à gauche et à droite avant de traverser la rue.»; c’est un automatisme. Une décision comme «Allez, je l'embrasse!» est légèrement plus importante, décisive et peut engendrer des conséquences, autant positives que négatives.

 

La célèbre expression «penser avant d’agir» est très souvent dite, mais peu appliquée. On agit comme on pense qu'on le devrait, dans l'instant présent, instinctivement, mais après, on se dit: «Ah zut!», on regrette et on veut revenir dans le passé. Je crois que le fait de prendre un temps de réflexion avant de poser un geste quelconque peut amener une réaction positive chez l’autre.

 

Selon moi, il y a deux types de choix. Premièrement, les choix sécuritaires et réfléchis, ceux qui sont positifs la plupart du temps et ensuite, les choix risqués, ceux faits à l'improviste, d'un seul coup en suivant tout simplement son instinct. La plupart du temps, le choix réfléchi est utilisé, c'est la routine et c’est sécurisant. C’est comme quand tu passes par un couloir précis pour aller à un cours. C'est un choix que tu fais régulièrement, mais parfois, «Ô, changement!», tu prends à gauche au lieu d’à droite, une nouvelle direction jamais expérimentée. Tu ne sais pas trop si tu vas atterrir au milieu de nulle part ou si le chemin sera plus rapide. C'est une surprise et cette modification t’amène en territoire inconnu et peut s’avérer intéressante au bout du compte.

 

Pour prendre une décision, il faut de la détermination, ce qui peut s’avérer un défi pour certaines personnes moins confiantes. Dans ce cas, elles auront besoin d’aide pour développer certains outils pour atteindre leurs objectifs.

 

En conclusion, faire un choix, c’est faire face aux options qui se dressent devant nous. Il suffit seulement de bien les discerner les unes des autres et de choisir celle qui semble être la meilleure pour nous.