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Le mystère de la Scène 1425

Sophie Lacroix de l'École Sacré-Cœur de Gracefield

Publié le 27 avril 2017

Vous ne connaissez peut-être pas encore la Scène 1425, ce projet qui prend de l’ampleur d’année en année, sans toutefois être connu de tous. La Scène 1425 est un projet de diffusion qui consiste à faire la mise à l’avant de la musique et des arts de la scène. Plutôt tentant, non ?

Alors, le mois dernier, afin d’en savoir plus, nous leur avons posé la grande question : mais qu’est-ce que la Scène 1425 ? Mystère, mystère… Lors de cette entrevue, nous avons rencontré trois membres du comité et découvert un projet assez palpitant. Pourquoi ne pas en découvrir un peu plus ?

Raphaëlle, toi qui fais partie depuis très longtemps de la Scène 1425, parle-moi de ce beau projet?

C’est un projet qui a été initié par la ville de Gatineau, elle voulait impliquer les jeunes dans le choix des spectacles et qu’ils viennent dans les salles de spectacles pour voir ceux qu’ils aiment. Donc, la démarche était de créer un comité qui serait pour et fait pour les jeunes. Ils ont décidés d’aller chercher des partenaires comme la Commission Jeunesse et Radio Jeunesse. Des ados dans des écoles, des gens qui seraient assez impliqués pour en faire partie. C’est pour initier les jeunes aux métiers diffuseurs, on leur donne la chance d’exploiter trois volets du métier, on peut programmer, choisir les artistes après plusieurs repérages et écoutes, on peut promouvoir en choisissant les outils promotionnels nous-même et aussi, on peut coordonner les spectacles, comme je fais ce soir. J’assiste le coordonnateur, et il me montre ce qu’il se passe en arrière scène le soir d’un spectacle.

Peux-tu nous parler de ces trois volets ?  

 Au niveau de la programmation, on nous fait part des réalités, par rapport au budget, de développer des réflexes, ce qui va nous permettre de choisir les spectacles qu’on va programmer pour l’année. Comme par exemple : est-ce que l’artiste a sorti un album récemment ? Est-il actif au niveau de la promotion ? Parce que lorsqu’on va faire la promotion ça aide beaucoup si l’artiste lui-même nous aide à vendre son spectacle. Il peut aussi y avoir des discussions sur qui devrait venir et pourquoi. Au niveau de la promotion, il faut que ça soit avec une des responsables du comité qui se spécialise là-dedans. On va ouvrir des magazines, regarder différents articles promotionnels. On va aussi demander des idées d’objets promotionnels aux gens, parce qu’on a beau choisir un objet promotionnel, si personne ne l’utilise, nous n’aurons pas de visibilité et c’est le but.

Est-ce qu’après vos spectacles, vous comptabilisez  vous-mêmes vos billets

vendus ?

On a un rapport des retombés et nous sommes dans un processus de faire peau neuve. J’entendais des adolescentes tantôt, qui voyaient des affiches et disaient : « Oh mon dieu Safia Nolin, elle vient ! ». Elles n’étaient pas au courant, alors que notre but est que les gens soient au courant des choses qui se passent à Gatineau. Pour que les gens soient conscients qu’on a une belle offre et qu’ils viennent plus souvent, parce qu’il y a de beaux événements et des fois, les gens n’en entendent pas parler, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’intérêt.

Qu’est-ce que tu as le plus aimé jusqu’à présent dans tes tâches ?

J’ai assisté à la coordination de spectacle comme Charlotte Cardin, c’était vraiment cool de voir comment ça se déroulait, les loges, de rencontrer les artistes. C’était vraiment trippant, explique Raphaëlle.  J’aurais quelque chose à rajouter sur Raphaëlle, ajoute Jean-Mathieu, on a eu une discussion informelle avec elle et Diarra, elle a pensé au fait que les jeunes qui vont voir des spectacles ont l’habitude, car ils ont été voir des spectacles avec leurs parents. Alors, on se dit que la Scène 1425, devrait peut-être continuer, mais il faudrait que peut-être la Ville de Gatineau ou d’autres institutions développe un programme qui encouragerait les parents à amener leurs jeunes enfants avant l’âge de 13-14 ans, pour que cette habitude soit là dès leur jeune âge. Car, les gens ne sont pas portés à aller voir des spectacles, s’ils n’ont jamais vécu l’expérience.

«Finalement, si vous aviez la chance de poursuivre dans le métier de diffuseur, est-ce que c’est quelque chose que vous feriez ou allez-vous restez dans les branches du spectacle après votre engagement avec la Scène 1425 ?

C’est sûr que ça toujours été un rêve pour moi, la musique fait vraiment partie de ma vie, s’exprime Raphaëlle. J’aimerais ça continuer là-dedans, mais ce qui est le fun avec la Scène 1425, c’est que toutes les notions qu’on apprend, ça fait des contacts si on veut poursuivre là-dedans, mais c’est sûr que ça donne une bonne idée à quoi consiste le métier de diffuseur.