Kung-fu

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Mathieu Beauvais du Centre l’Escale de Gatineau

Depuis les années 60, le kung-fu a connu une expansion considérable en Occident, en grande partie grâce aux films du célèbre Bruce Lee, mais aussi en raison de la migration de certains maîtres, appelés Sifu, chinois en Amérique. Parmi les différentes branches du kung-fu, le Shaolin Wing Chun est probablement l’un des arts les plus redoutables, basé sur le principe de la défense d’un petit combattant face à une adversaire plus coriace.

Étudiant Outaouais

Selon le mythe, le Wing Chun fut mis au point par une femme, Yim Wing Chun, qui apprit son art par les soins d’une nonne (Ng Mui) survivante du raid de l’Empreur Qing sur le dernier Temple Shaolin du Sud, au 17e siècle. Yim aurait appris cet art dans le but de fuir un mariage arrangé qu’elle ne souhaitait pas. Elle épousa ensuite Leung Bok Chau et lui enseigna son art, qu’il baptisa Wing Chun. Ainsi, une légende est née.

Le principe du Wing Chun consiste à vaincre un adversaire beaucoup plus redoutable que soi en utilisant des techniques courtes et rapides, s’appuyant sur le transfert de poids, la déviation et le contact permanent des avant-bras. Si un ennemi est trop coriace, il faut le faire basculer vers soi, dans le but de lui faire commettre une erreur. S’il recule, la pression doit être maintenue afin de l’empêcher de construire un nouveau plan d’attaque. Le Wing Chun, contrairement à plusieurs types de kung-fu, n’utilise pratiquement pas de techniques de coups de pied au-dessus de la ceinture, appelé « High-kick », mais fait par contre grandement usage du Chi-Sao (main collante) et du Chi-Gerk (pied collant). Le contact corporel est l’une des notions de base à acquérir pour bien maîtriser toutes les facettes du Wing Chun. En matière de Wing Chun, l’adversaire le plus grand n’est pas le plus dangereux.

Il ne faut pas confondre le «Wing Chun» avec la «boxe chinoise». En effet, la boxe chinoise est considérée comme un sport dans de nombreux pays occidents, mais le Wing Chun relève toujours de l’autodéfense, régi par des lois beaucoup plus strictes que le simple sport. De nombreuses branches découlent de ce système de combat, aucune organisation internationale ne fut par contre créée pour gérer ou certifier les différentes lignées, mais chaque lignée est contrôlée par un maître attitré.

Le Wing Chun connut son expansion dans les années 60, particulièrement en Europe et en Amérique grâce aux soins de Bruce Lee, qui fit de nombreux films où le Wing Chun est démontré tant par son efficacité que par sa rapidité. Lee apprit le Wing Chun auprès du légendaire Ip Man, qui l’enseigna également à Ho Kam-ming et Augustin Fong, précurseurs du Wing Chun aux États-Unis. Fong amena cet art en Arizona, où il l’enseigna à un Canadien, Terrance Carling, qui lui-même l’enseigna à Michel Potvin, à Ottawa, instructeur en chef de l’Académie d’autodéfense Shaolin Wing Chun kung-fu de Gatineau. Aujourd’hui, Potvin l’enseigne à un large public. Parmi ses étudiants les plus performants, le Sifu Robert Legendre (alias Sifu Bob Legend) tente à son tour de perpétuer la tradition Wing Chun au Québec, particulièrement au sein du Centre de formation pour adulte l’Escale. Chaque élève du centre pourra y apprendre cet art ancestral, qui s’est miraculeusement répandu jusqu’au Québec.

Bob Legend, trente ans, est assistant instructeur à l’Académie d’autodéfense Shaolin Wing Chun kung-fu, sous la direction du Sigung Michel Potvin. Douze ans auront été nécessaires avant d’atteindre ce niveau, au prix de longues heures de pratique intensive. Au cours de sa formation, la chose la plus importante qu’il ait acquise est d’apprendre à se connaître et à connaître ses semblables. Comme il n’y a pas de cours d’éducation physique à l’Escale, il souhaite créer l’équivalent de cette matière par l’apprentissage de base d’autodéfense en Wing Chun kung-fu. Le but recherché est une amélioration distincte des capacités physiques des élèves du centre qui sont sérieux, persévérants et disciplinés, mais aussi, un agrandissement du respect entre les élèves par rapport à leurs compétences. La matière sera considérée comme un cours optionnel, où il sera possible d’avoir un crédit supplémentaire si le cours est dûment complété, examen compris. Pour ceux qui craindraient une effervescence de violence à cause de ce cours, n’ayez crainte, l’éducation des arts martiaux fait en sorte d’apprendre le contrôle de soi-même, puisqu’il est interdit de faire usage de ses connaissances en dehors du Kwoon (lieu d’entraînement) en d’autres cas que de la légitime défense. Les étudiants apprendront comment bien se comporter dans un milieu d’arts martiaux et en situation quotidienne, mais ne pourront aspirer à compétitionner dans ce style de combat. Cependant, pour de jeunes adultes souhaitant faire carrière au sein des arts martiaux mixtes, ou même dans un métier où la force d’intervention est de mise, ce cours est un très bon préparatif.

Organisations: Académie d’autodéfense Shaolin Wing Chun, Centre de formation

Lieux géographiques: Temple Shaolin du Sud, Québec, Europe Amérique États-Unis Arizona Ottawa Gatineau Kwoon

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