Le chrono est lancé!

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Maryse Vallières de l'École secondaire Sieur-de-Coulonges

Les vacances sont terminées, je retourne en classe pour la dernière ligne droite. C’est ma dernière année au secondaire, que je termine comme plusieurs autres jeunes. C’est aussi ma dernière participation à l’Étudiant Outaouais. Mais finir, c’est aussi le commencement d’autre chose!

J’ai l’impression que c’était hier qu’on fermait les portes du primaire pour ouvrir celles du secondaire. On ne savait pas trop à quoi s’attendre et tout le monde était nerveux. On quittait l’enfance pour entrer dans le monde de l’adolescence. Maintenant, c’est la même chose. On s’apprête à quitter notre petit nid douillet pour faire face à notre vie d’adulte. C’est maintenant le temps de faire nos demandes dans les cégeps. On ne sait pas trop à quoi s’attendre, mais qu’on le veuille ou non, on va devoir s’adapter, comme on l’a toujours fait et comme on devra encore le faire plus tard.

J’ai seize ans et il y a tellement de choses déjà que j’aurais aimé faire. Mais j’ai bien le temps, n’ai-je pas la vie devant moi? C’est ce que je croyais encore il y a quelques semaines. Mais récemment, un jeune est décédé. Il était à peine plus âgé que moi. Je le connaissais un peu. Suffisamment pour me faire réaliser à quel point la vie peut nous quitter à tout moment. Qu’est-ce qui détermine le jour de notre mort? Est-ce préétablie lorsqu’on naît, ou est-ce simplement le fruit du hasard?

La vie est bien fragile et si ma mort est annoncée, il me faut dès à présent profiter de chaque instant et de chaque moment. Il n’y a pas assez d’heures dans une journée pour faire tout ce que je souhaiterais faire. C’est bien pour ça qu’il faut qu’on mette nos priorités aux bons endroits. Si on commence par faire ce qui est amusant, il ne restera plus de place pour les choses importantes. Une vieille histoire ne raconte-t-elle pas que si l’on remplit de sable un pot, il ne restera plus de place pour y mettre les grosses roches. Toutefois si, à l’inverse, on le remplit de grosses pierres, il restera toujours un peu de place pour le sable… N’en va-t-il pas de même pour nos vies ?

J’entends très souvent des élèves de l’école se plaindre du temps qui passe trop lentement. Moi je trouve qu’il passe trop vite. Il y a dix ans, je n’aurais jamais pu m’imaginer ce que je serais aujourd’hui. C’est arrivé beaucoup plus vite que ce que j’aurais cru. Ma perspective de la vie s’est grandement modifiée depuis que j’ai quitté l’enfance. Elle va sans doute encore beaucoup changer dans les années à venir. Mais il reste une chose qui ne changera jamais: «La vie vaut bien la peine d’être vécue». Il faut profiter de tous les petits rayons lumineux de la vie pour éclairer les moments les plus sombres. Alors, croquez dans cette vie à pleine dents tant que vous en avez encore le temps!

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