Derrière l’assiette

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Annabelle Couture-Guillet du Collège St-Alexandre

Situé sur le boulevard Lionel Émond, le Foyer du Bonheur est un CHSLD de 300 résidents. Comment y sont gérés les services d’alimentation? Disons que c’est toute une organisation!

Étudiant Outaouais

Où vont les personnes, souvent âgées, qui n’ont plus l’autonomie nécessaire pour rester seules chez elles? Plusieurs d’entre elles emménagent dans un CHSLD, un centre d’hébergement et de soins de longue durée. Le Foyer du Bonheur est l'un de ces quatre centres en Outaouais. «Ici, la moyenne d’âge des résidents est de 82 ans. C’est souvent leur dernière maison, à moins qu’ils changent pour un autre CHSLD», explique Diane Gagné, chef de service en alimentation au Foyer du Bonheur et à la Piétà.

Elle ajoute que la résidence doit constituer un milieu de vie pour les gens qui y habitent. Cet objectif est pris en considération jusque dans les assiettes. En effet, la valeur nutritive des aliments est moins contrôlée qu’à l’hôpital et des repas spéciaux sont servis aux Fêtes. De plus, les plats, qui sont offerts selon un menu cyclique de trois semaines, sont non seulement basés sur les recommandations du Guide alimentaire canadien, mais aussi sur les goûts des résidents. Ainsi, les patates et autres aliments qui faisaient partie de leur quotidien se retrouvent sur les plateaux du Foyer du Bonheur, mais pas nécessairement sur ceux de la Piétà étant donné que les résidents y sont plus jeunes.

Filet sur la tête, Diane Gagné fait visiter la cuisine. En ce vendredi après-midi, six employés s’affairent autour du tapis roulant sur lequel défilent les plateaux à garnir méthodiquement. Les résidents des cinq premiers étages du foyer ont chacun leur propre combinaison d’aliments établie par des diététiciens à l’aide du logiciel Promenu, en fonction de leur état de santé et de leurs préférences.

Aux dîners et aux soupers, deux plats principaux sont offerts, chacun en trois consistances, de «normal» à «purée», avec une soupe et un choix de dessert. Ce soir, c’est du pâté au poulet ou du chou farci. L’organisation est impressionnante. Les plateaux sont placés dans les 15 charriots chauffants et réfrigérants en fonction des résidents auxquels ils sont destinés. Une fois aux étages, ils seront servis par des préposés, soit aux chambres, soit dans des petites salles communes.

Nous montons au sixième étage, qui est réservé aux personnes atteintes d’Alzheimer, une résidante y attend déjà sont repas. Parce qu’ils sont peu nombreux et encore mobiles, les résidants de cette unité sont les seuls à se servir directement au petit comptoir de la salle où ils se rassemblent. «Leurs repas sont servis par portion pour donner une atmosphère comme dans une grande famille», précise la guide qui me fait aussi remarquer que, par sécurité, les portes sont toutes codées à ce dernier étage.

Le budget annuel en alimentation de ce CHSLD de 300 personnes est de 735 000$. Pour se procurer les aliments, le Foyer du Bonheur fait affaire avec le distributeur ontarien Tannis et fait aussi partie d’une coopérative d’achat. L’approvisionnement local, encouragé par le gouvernement, est favorisé autant que possible.

Pour terminer, après 18 ans dans le domaine, qu’est-ce que Diane Gagné préfère de son travail? «Voir les clients satisfaits. C’est sûr que c’est toujours agréable de recevoir un bon commentaire et c’est ça notre but : on travaille pour les résidents.»

Organisations: CHSLD, Guide

Lieux géographiques: Foyer du Bonheur

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