Alerte aux abeilles!

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Alizée La France du Collège Nouvelles Frontières

Pour plusieurs, les abeilles stimulent inévitablement une certaine peur. C’est pourtant seulement pour se défendre elles-mêmes ou leur ruche qu’elles piquent... Mais là ne se trouve pas la question. «L’alerte aux abeilles» n’est pas lancée dans ce sens; les experts disent plutôt que nous avons besoin d’elles, que nous devrions les protéger plutôt que les fuir. Elles sont en danger, elles disparaissent…

En effet, d’après un reportage de Radio-Canada, sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, plus de 70 dépendent des abeilles pour leur pollinisation. Cela veut donc dire que, si les abeilles disparaissent, un problème par rapport à notre alimentation et à l’équilibre de l’environnement surviendra. En 2007, leur disparition prédisait une catastrophe. D’après un article du Chicago Tribune, plusieurs arbres à fruits dépendent à presque 100% de la pollinisation venant de celles-ci.

 

Sans abeilles, il n’y a pas de pollinisation, ce qui cause une absence de certaines espèces de plantes et donc la disparition de certaines espèces animales. Évidemment, cette baisse possède un rapport direct avec l’agissement humain.

 

La diminution extrême de la quantité d’abeilles provoque autant de problèmes économiques qu’environnementaux. Les abeilles produisent du miel, une grande source de revenus pour certains agriculteurs et, surtout, leur nombre est insuffisant pour la pollinisation. Par conséquent, certains apiculteurs connaissent une perte de près de 70% de leurs abeilles.

 

Pour commencer, la diminution de 70% des fleurs sauvages a pour conséquence que les abeilles ne savent plus où aller butiner. Cela commence un cercle vicieux, car s’il y a moins de fleurs, il y a moins d’abeilles, mais s’il y a moins d’abeilles, il y a moins de fleurs parce que la pollinisation ne se fait plus, etc.

 

Le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles atteint une ampleur épidémique. Cet effondrement est expliqué par le fait que les abeilles quittent leur ruche et n’y reviennent pas. Aucun cadavre à proximité et sans prédateurs visibles, la cause se trouve difficilement.

 

Les hypothèses des causes de cette soudaine mortalité diffèrent, selon les études des divers pays. En Belgique, ce serait le Varroa (un acarien parasite des abeilles) qui les affaiblirait, ce qui les rendrait vulnérables aux autres virus et bactéries. En Espagne, ce serait plutôt le Nesoma Ceranae (un champignon microscopique), qui infecterait leur corps. Aux États-Unis, une souche du virus IAPV serait la cause d’une désorientation qui perdrait les abeilles. En France, les pesticides les empoisonneraient.

 

Mais toutes ces causes trouvées n’aident pas vraiment à la situation. C’est plutôt des solutions qu’il nous faut.

 

Puisque l’homme et la nature ont besoin de garder leurs abeilles pour nombre de raisons, le concept de parrainer une ruche est apparu en France. Les entreprises et les particuliers peuvent le faire et de ce fait, ils détiennent une manière de montrer qu'ils se préoccupent de l'environnement et peuvent se faire également plaisir en dégustant un miel à leur nom, produit par leurs abeilles.

Organisations: Radio-Canada, Chicago Tribune

Lieux géographiques: France, Belgique, Espagne États-Unis

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